MACARIO

Création

Texte I d’après le conte de Juan Rulfo

Adaptation et mise en scène I Belén Cubilla

Distribution I Marcus Borja, Clémence Chatagnon, Nicolas Chevrier et Yorick Adjal

Création plastique I Rafael Fuster

Création lumière I Gabriele Smiriglia

Production I Cie MaëlströM, La Loge, ESAD

Avec le soutien I d'ARCADI dans le cadre des Plateaux Solidaires et du JTN

Durée I 1h

2014

REPRÉSENTATIONS La Loge, festival JT14 Cité Internationnale Paris

 

 

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" Un jour, on a même dit qu’on m’avait trouvé en train de tordre le cou à quelqu’un ; que j’aurais tordu le cou à une dame juste comme ça, pour rien. Moi, de ça, je ne m’en souviens pas. "

Extrait de Macario, de Juan RulfO

 

NOTE D'INTENTION

Le conte de Macario m’a amené un personnage troublant par son humanité. Ici nous ne comprenons pas toujours ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. J’ai vu en lui le fou du village, comme on en voit partout : au Mexique, au Paraguay, en France. je voulais parler de celui qui   « ne nous ressemble pas », celui qui est en dehors de notre conception de la normalité, celui enfin qui a un rapport au monde bien à lui. Quel rapport peut avoir Macario à soi-même dans l’exclusion ou l’isolement ?

La conception de l’espace est le fruit d’une collaboration avec l’artiste espagnol Rafael Fuster. L’oeuvre de Fuster parle de précarité, d’abandon, des matériaux résiduaires, il construit son oeuvre à partir de déchets. Le pari est de créer des espaces propres au réalisme magique, où des éléments perçus comme magiques ou irrationnels surgissent d’un environnement défini comme réaliste. 

Belén Cubilla

LA PIÈCE

Dans la rue on dit que Macario est gaga parce qu'il a tout le temps faim. Il mange des crapauds, des fleurs de liseron, il boit du lait de truie.On dit même qu'un jour il a tordu le cou à une dame, comme ça, pour rien. De ça il ne s'en souvient pas.Un soir de pluie, le chant des grenouilles réveille sa marraine et la bonne, empaillées quelque part dans la maison.

GALERIE

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